Len : God Save the Golden Boy

  • Propos recueillis par Imane Yogo Njee
  • Date

Len est un habitué du tunnel sous la Manche. Ces dernières années, le rappeur britannique s’est rapproché de la scène française, multipliant les allers-retours à Paris et les collaborations avec des artistes comme 63OG, 8ruki ou Theodora. Du Sud de Londres au Nigeria, Len construit un univers où se rencontrent rap UK, afrobeats et influences ouest-africaines. Alors que son nouvel album Golden Boy vient de sortir, il se confie à Mosaïque sur son rapport à la scène underground française, sa réappropriation du drapeau britannique, son attachement à son quartier Stockwell et sur la rançon du succès.

Pour les Français·es qui te découvrent en nous lisant, comment te présenterais-tu ?


Je suis un gars du Sud-Ouest de Londres, plus précisément de Stockwell, et je cherche à fusionner les deux cultures avec lesquelles j’ai grandi : ma culture nigériane ouest-africaine et ma culture britannique.


Comment as-tu commencé le rap ?


Je suis allé en studio pour la première fois à 15 ans avec des amis. Plus j’enregistrais, plus je prenais du plaisir. Je m’identifiais énormément à 50 Cent, je le trouvais incroyable : son flow, sa voix, son style, son assurance... Un jour, à l’école, un professeur m’a demandé ce que je voulais faire plus tard, et j’ai répondu que je voulais être un gangster à cause de lui [rires]. J’ai aussi été influencé par Lil Wayne, Max B et Kanye West. Le vrai déclic est arrivé pendant le confinement, en 2020. Beaucoup de personnes qui m’avaient fait découvrir la musique se sont retrouvées en prison, et je me suis senti assez seul. La musique est devenue la seule chose à laquelle me raccrocher.

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