Panama Bende, 10 ans d'amitiés

  • Écrit par Lise Lacombe
  • Propos recueillis par Thibaud Hue, Lise Lacombe, Imane Yogo Njee
  • Date

Jusqu’au bout, on n’y croyait pas. Réunir les sept membres du Panama Bende – aux agendas bien chargés – pour faire la couverture du Mosaïque semblait relever d’une mission impossible, car la fine équipe n’a pas été vue au complet depuis des lustres. 

 

Sur place, Elyo, manager officieux du groupe depuis toujours, est le premier à arriver sur les lieux, tout sourire. Rejoint par Assaf quelques minutes plus tard. Puis Lesram, Zeu – venu spécialement de Marseille –, PLK, Aladin 135 et Ormaz débarquent les uns après les autres. Accolades, rires, claquements de mains... une chose est sûre, le collectif est heureux de se revoir pour célébrer les dix ans de sa mixtape « Bende Mafia », sortie le 19 juin 2016.

 

« Peut-être qu’au fond de moi-même, traîner à sept, ça me manque », rappait encore PLK en 2023. Celui qui a commencé à leurs côtés alors qu’il n’avait que 14 ans ne cache pas sa nostalgie d’une époque dorée du rap parisien qui a forgé son parcours et celui de ses compères. Entre une première partie au Bataclan du S-­Crew, des clips à plusieurs millions de vues et une Cigale complète, l’aventure Panama Bende a été pour eux une « véritable école de musique accélérée ». Dix ans plus tard, malgré des trajectoires différentes, aucun ne s’est perdu de vue. 

 

En exclusivité pour « Mosaïque », la joyeuse bande nous raconte ses liens fraternels, ses souvenirs communs et sa potentielle envie d’un retour à sept.

Ça représente quoi pour vous d’être tous réunis aujourd’hui ?

Elyo : Il y a toujours un peu d’émotion parce qu’on a grandi ensemble, c’est mes frérots.

Aladin 135 : C’est incroyable ! Je ne me rappelle pas de la dernière fois où on était rassemblés tous les sept, donc merci pour l’opportunité. Cette couverture nous permet de passer du temps ensemble.

PLK : Quand on se voit, on fait en sorte que ce soient de bons moments parce que les emplois du temps sont devenus chargés. On essaie de faire des trucs qui nous font kiffer.

Assaf : Encore maintenant, on est très connectés, on se parle beaucoup sur nos groupes WhatsApp et Instagram. Certains sont à Paris, Zeu est à Marseille, d’autres sont en tournée... On se voit forcément moins qu’avant, mais on est une famille, ça ne bouge pas.

Zeu : Se revoir rappelle toujours énormément de souvenirs. À l’époque, on était dans le jus : les tournées, les studios, la promo...

Lesram : On a eu la chance de tomber sur de bonnes personnes. Dans un collectif, il peut y avoir des gens bancals, mais pour nous, ce n’est pas le cas. On témoigne du respect les uns envers les autres. On a tous bien évolué, et pour cela, merci à tous les membres.

Ormaz : Cette réunion relance une bonne énergie ; peut-­être qu’on repartira sur un morceau ! Qui sait...

Comment expliquez-vous que vous soyez tous restés amis dix ans après ?

Assaf : Dès le début, on s’était demandé comment on allait faire pour ne pas se séparer comme tous les groupes qu’on avait vus se déchirer en grandissant. On savait qu’afin d’éviter ça, il fallait qu’on laisse la liberté à chacun de faire ses projets personnels. Cette décision nous a permis d’être encore là aujourd’hui.

Aladin 135 : On a eu la dignité de ne rien attendre des autres pour ne pas être déçus. On a toujours placé cet amour, nos liens d’amitié et de respect entre nous avant l’ego et la recherche du succès. La vie est trop précieuse pour qu’on se prenne la tête pour de la musique.

PLK : Notre relation est avant tout fraternelle, on a grandi ensemble et on a vécu quelque chose de très par­ticulier. Notre connexion est toujours aussi magique. Demain, si n’importe lequel d’entre eux m’appelle à 3 h du matin, je vais décrocher directement.

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Retrouve cet article dans le numéro 14 de Mosaïque N°14 - PACK OR Découvrir