Tu as rendu ton premier album, DISCO INFERNO, la nuit juste avant de shooter cette couverture pour Mosaïque. Comment te sens-tu ?
J’étais malade sur la fin, je n’avais plus de voix ! Mais je me sens bien, même si ça me fait bizarre de me dire que je sors mon premier album. J’ai hâte de voir comment il va être reçu, parce que le projet est ambitieux.
Après seulement un EP et quelques singles, tu décides de sortir directement un album. Pourquoi ?
J’ai toujours adoré ce format, et c’est celui qui me paraît le plus intéressant en cohérence avec mon univers. Je ne vais pas attendre que le disque ait du succès pour le considérer comme un album, j’ai envie d’assumer cette proposition sur le long terme, peu importe comment elle sera reçue.
Parviens-tu à percevoir l’effervescence autour de toi ?
Je sens que c’est mon moment. Il y a une porte qui s’est entrouverte et c’est à moi de la franchir. J’essaie d’avoir la tête sur les épaules, de rester très focus et perfectionniste. J’attends ce moment depuis que je suis petite, je n’ai jamais douté qu’il arriverait, donc je ne veux pas le laisser passer. Je suis contente que ce soit maintenant parce que je suis plus mature musicalement, et je suis accompagnée.

@Tom Kleinberg / Mosaïque Magazine
Tu avais dit dans une précédente interview que ton prochain disque serait « un classique ». Tu n’as pas peur de te mettre trop la pression ?
Pour moi, c’est un classique [rires] ! Je n’ai pas peur parce que j’aime ce projet et qu’il correspond à ce que j’aurais voulu écouter en tant qu’auditrice. Même si je l’ai réalisé avec les moyens du moment, je le trouve parfait dans son imperfection. Tout a été fait de manière artisanale et hyperpointilleuse dans notre home studio avec mon producteur MOB. J’en suis fière, mais je sais aussi qu’on a le droit à l’erreur parce que ma carrière est encore jeune.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ton parti pris est radical sur DISCO INFERNO. Quelle a été ta réflexion ?