Une année démen... ciel. En 2025, GIMS a frappé fort à coups de tapage musical digne d’un harcèlement. Profitant d’un public aspiré par sa machine à tambouriner, l’artiste est resté fidèle à un seul et unique rythme :
TA-TA-TA … TA-TA.
Aux manettes de cette danse infernale, le producteur Maximum Beats, qui semble être le seul à avoir obtenu l’adresse e-mail du chanteur. Une formule magique faite de grilles d’accords semblables qui a fini par agacer une partie des auditeur·rices épuisé·es de la redondance des compositions. Et ces réactions ne semblent pas faire dévier GIMS de sa trajectoire, en témoigne son featuring avec Theodora, « SPA », sorti en janvier dernier. Il revendique même la volonté d’imposer son propre riddim [empreinte sonore].
Dans une interview accordée en décembre 2025 au vidéaste Loïc Bourget, le chanteur arme en tapant sur sa cuisse : « J’essaie d’imposer ce que j’ai appelé le “GIMS Beat” », avant de développer : « Les gens aujourd’hui disent : “Oui mais c’est la même chose.” Mais on est en train de créer quelque chose. Dans dix ans, vous allez voir qu’il y aura un nom sur ce type de riddim. [...] On a déjà le riddim africain, le riddim d’Amérique du Sud qu’on appelle le “reggaeton”... et qui ne change jamais. [...] C’est ça, le but, donc il faut le matraquer. »